Une autre définition de la Gestalt 

La Gestalt, d’inspiration phénoménologique et existentielle, développe une perspective globale de l’être humain.

C’est à la qualité de contact et d’interaction entre la personne et son environnement que la Gestalt s’intéresse. L’accent est mis, sur la conscience de ce qui se déploie et se vit, ici et maintenant, pendant le temps de la séance, et aussi dans la relation avec le thérapeute. La personne peut alors prendre conscience de ses fonctionnements. C’est aussi là qu’elle peut choisir de sortir d’un comportement produisant de l’insatisfaction ou de la souffrance. Le soutien du thérapeute lui permet d’oser le changement avec suffisamment de sécurité.
Ainsi, non seulement la parole, mais aussi les émotions qui s’expriment et le vécu corporel sont intégrés au processus de restauration d’un contact créatif. Les interventions sont donc axées sur le vivant de la relation thérapeutique.

La Gestalt ne propose pas, dans un premier temps, d’expliquer l’origine des difficultés rencontrées par la personne qui vient consulter, mais plutôt de l’aider à prendre conscience de la façon dont elle ‘est au monde’ dans son quotidien, dans sa relation à l’autre.
Elle s’intéresse surtout au ‘sentir comment’ et au ‘vers quoi’ qui s’avèrent plus mobilisateurs, au lieu de se focaliser sur le ‘savoir pourquoi’. Elle est tournée vers l’avenir et ne s’intéresse au passé que dans la mesure où il traine encore dans le présent comme un poids aliénant, repérable ainsi.

La Gestalt se différencie à la fois de la psychanalyse et du comportementalisme, constituant une troisième voie originale, dans le mouvement de la psychologie humaniste. Il ne s’agit ni d’expliquer, ni de modéliser, mais de se fonder sur l’expérience vécue pour ouvrir de nouveaux ‘possibles’, élargir sa liberté de choix, développer à la fois sa responsabilité et son autonomie, déployer les énergies restées en jachère, et donc, se sentir plus vivant et acteur de sa vie .